L'actu du canard

Élections en Flandre Mensonge, trahisons. Et plus si affinités.

Louis Hubert d'Harlegnan, Comte sortant, controversé et sous l'emprise exclusive de ses instincts galants, ne se représentant pas, les 6 listes en présence n'avaient à priori aucun héritage à assumer. Pourtant, les stratégies des uns et des autres permirent très rapidement aux flamands de classer les listes et programmes par tendances et affinités de pensée. Nul n'ignorait, de plus, les profonds liens d'amitié entre le Comte sortant et son cousin Messire Lunconnu.

Dame Telya de Saint-Ange et Messire Geoffroy d'Harlegnan, dit «Lunconnu», fiancés dans le civil, avaient décidé de constituer chacun une liste, au grand étonnement de certains. Cette technique avant-gardiste qui garantit aux têtes de listes une place sûre au Conseil Ducal commence à être connue dans certains duchés, dont l'Anjou, assurant, ainsi, une importante récolte de voix sans grands risques.

Très rapidement, le ton de la campagne fut donné par une altercation très vive entre les deux principales listes, celle des «Ailes pour les Flandres», menée par Dame Telya, et celle d'«Autrement»menée par Messire Pl@$m. Très virulent, Messire Drag0nf1re s'empara de son sujet favori et dénonça les visées unitaires de la liste concurrente. Dame Telya, quant à elle, droite dans ses chausses, refusa toute critique de ses fonctions passées de Chancelière flamande.

Les deux listes principales se retrouvèrent au coude à coude, avec une légère avance pour la première. C'est alors que l'inimaginable se produisit. Le lendemain, les résultats tombèrent comme une grosse brique dans la marre : Dame Telya fut élue par cinq voix contre deux à Messire Whitechief, Baron de Loos.

Comtesse des Flandres par la grâce majoritaire de 5 voix sur 12 , la Dame Telya se trouva très vite empêtrée dans les remous de l'irascibilité de son ancien colistier, Messire Drag0nf1re, lequel rétrograda très vite au rang de connétable, poste beaucoup plus reposant que ça soit pour les nerfs de la comtesse, pour ses oreilles et même pour la voix du courroucé. Une poigne de finesse dans un gant d’efficacité. Saturnin

Paris – Le Louvre  Royal Canetons : éleveurs de champions

Samedi 27 octobre 1455 - Catherine Victoire, Reyne de France, a donné naissance à deux petites filles.

Lors de l’accouchement étaient présents le médecin et accoucheur personnel de la Reyne, Dragonet de Castelcerf, sa dame de Compagnie et cousine Kyane d’Appérault, ainsi que la Comtesse de Ségur Nebisa de Malemort qui s’acquitta des soins puerpéraux.

D'après les informations qui se sont échappées de la chambre ultra-calfeutrée de la reyne, l'aînée des jumelles, de très faible constitution, ne devra son salut qu’à la miséricorde du Très-Haut.

En l'absence d'indiscrétions supplémentaires, nous ne sommes pas en mesure d’annoncer les prénoms des jumelles. On peut cependant s'étonner de l'absence du Roy qui n'aurait pas encore rendu visite à son épouse.... plus de quatre jours après l'accouchement.

Nous ne doutons pas, en effet, que la Reyne attende les remerciements qui lui sont dus pour le service rendu au Royaume.

Les personnalités de la France entière se ruèrent dès l'annonce de la délivrance dans l’antichambre de la Reyne pour montrer leur indéfectible attachement à la couronne.

Notons parmi elles, Fauville de Chéroy, Duc d’Orléans, sorti tout spécialement de sa retraite contemplative, dont on ne connaissait pas cette soudaine passion dynaste. La Marquise de Nemours, Mathilde de Beaugency de l’Epine, accompagnée de sa fille Clémence, prit le risque de traverser la sinistre forêt de Melun pour se rendre au chevet de sa filleule mais resta dans l’antichambre. Le Duc d’Argenton Thierry d’Azayes, accourut à toutes enjambées, trois au moins depuis qu’il se déplace avec une cane angloise, escorté de son épouse la Duchesse Alivianne. Icie Algédor de Plantagenest qui avait comme par miracle, ce jour, un présent à remettre à la Reyne, se présenta également. Enfin, Belgian aussi, Belgian encore, Belgian toujours. L’histoire ne nous dit pas s’ils en seront remerciés. Anatide

Artois La justice Artésienne ne badine pas avec la loi.

Deux lourdes peines pour deux accusés notoires. Sieur Reigninblood, accusé de haute trahison, dont le verdict vient d’être rendu, a été condamné à un bannissement à vie du duché tandis que dans la salle annexe, Dame Arwen, a été condamnée à la pendaison pour avoir « sciemment ou par négligence, manqué aux devoirs de sa charge et mis en péril l'économie artésienne par son impéritie»

Il semblerait que le jugement rendu n’ait d’ailleurs pas pu statuer sur une négligence ou un acte intentionnel délibéré. Pas plus qu’il n’est fait mention des éventuels dommages que le refus immédiat de rendre le mandat aurait causé au duché. Quoiqu’il en soit, l’accusée, enfermée dans les geôles, et à laquelle aucune visite n’a été autorisée, a malgré tout réussi à déposer une demander d’appel contre cette incroyablement lourde sentence.

Règlement de comptes ou désir inavoué de remporter le concours de la fête mondiale de la justice.

Libre inspiration Le duckumentaire du mois

A l’heure actuelle, des négociations ont lieu entre le Berry et la Touraine d’une part et le Berry et le BA d’une autre. La guerre n’est donc pas terminée officiellement, même si les combats ont cessé depuis des semaines.

Depuis que la Touraine a déploré une attaque de Loches par des Berrichons (sans vouloir dévoiler leurs noms, ni sans les avoir jugés), la guerre dans le centre du Royaume de France avait embrasé des populations entières. Un temps, la ville de Châteauroux (Berry) est passée en territoire tourangeau, et le duc Valzan s’était adressé aux castelroussins en parlant de ‘son peuple’.
 
Au terme de cette guerre, il est indéniable que les Tourangeaux et les Bourbonnais-Auvergnats s’en sont largement mieux sortis que le Berry, qui a perdu beaucoup d’hommes, et doit affronter les conséquences économiques du pillage de Châteauroux. Mais où en sont les négociations ? A en lire les messages officiels en Touraine, il est difficile de se faire une idée : les négociateurs nommés sont Altaran, chambellan, Baya, ancienne duchesse, et Theking, vice-chambellan. Or, Theking dit avoir quitté la négociation, Baya de même, et il semble qu’Altaran ne s’y soit toujours pas présenté. Ainsi, il n’y a aucun négociateur du côté Tourangeau, sinon Sa Majesté le duc Valzan lui-même. Cet homme, qui ne s’est pas illustré jusqu’à présent pour ses qualités de diplomate, se tient, selon un rapport de la diplomatie berrichonne « dans une pièce voisine » à celle des négociations. Le rapport indique que Mentaïg et Valatar, les négociateurs berrichons, espéraient qu’il viendrait s’asseoir à la table.

Du côté du Boubonnais-Auvergne, des négociations ont lieu à l’abbaye de St-Louis, et fort peu d’informations filtrent. on sait que la duchesse Jazzette du Berry y est accompagnée des deux mêmes diplomates Mentaïg et Valatar, et que le Duc Willen du BA y est avec le chambellan Modjo. La situation du BA est difficile, car en plus de devoir faire admettre qu’il n’a pas transgressé l’interdit royal de venir en aide à la Touraine et au Berry (le BA, vieil allié de la Touraine, déclare officiellement que sa guerre contre le Berry n’a rien à voir avec celle de la Touraine) ; en plus, donc, de faire admettre cela, le BA doit aussi justifier l’attaque du Berry alors qu’un traité de non-agression existait entre les deux duchés.
 
La duchesse Jazzette, en Berry, subit quant à elle de nombreux reproches, non seulement quant à la gestion de cette guerre, mais aussi au sujet de l’information des habitants. Pour cause : elle n’intervient presque jamais, et les rares informations disponibles émanent des diplomates. Pire encore, les élections ducales qui approchent sont l’occasion de découvrir qu’un véritable malaise avait eu lieu au conseil berrichon, provoquant des tensions entre Jazzette qui voulait continuer la guerre, et certains conseillers qui préféraient l’arrêter.

De même en BA, la sévère correction électorale de la liste FONDATION du Duc Willen laisse présager une malédiction sur les dirigeants impliqués dans cette guerre. Les élections prochaines en Berry et Touraine montreront si les autres peuples impliqués auront la même réaction. Houad

Anjou - Guyenne L’Aile ou la cuisse ?  

Le vilain canard du mois est l'Anjou. Le procureur d'Anjou, Patity, a mis en procès l'intégralité de l'armée Poitevine. Il semblerait que le camping devant les agglomérations urbaines soit prohibé en Anjou. "Non" rétorque le procureur qui déclare que "l'armée étrangère est entrée en notre terre cette nuit et stationne aux portes de la ville de Saumur". Il s'agit donc d'une affaire de stationnement illicite: parquer son canasson sans mettre le disque, c'est mal.

Il est assez plaisant de s'imaginer le procureur Patity se rendant simplement dans un camp militaire comme on entre dans une taverne et relever l'identité de chaque soldat… Depuis le triste événement où deux corps d'armée Angevins s'étaient annihilés l'un l'autre par erreur lors de la récente guerre civile, le gouvernement Angevin privilégie le dicton "la plume est plus forte que l'épée": la rédaction des actes d'accusation fit forte impression puisque l'armée Poitevine a mis les bouts pour la Touraine dès le lendemain. L'affaire révèle en outre que les Poitevins sont hélas toujours considérés en Anjou comme des étrangers alors que le Poitou a depuis longtemps intégré les ressortissants de son voisin qui se présentent même aux élections municipales de Thouars.

En revanche le bon canard est la Guyenne qui a choisi Glawach comme procureur. Ce grand habitué des procès, du côté accusé de la barre, permet au ministère public de profiter de son expérience. Il devrait alors pouvoir déjouer facilement les pièges classiques auxquels sont confrontés les procureurs face à des accusés retords. La Guyenne a donc compris que bon procureur est avant tout un grand habitué – toujours en vie et bien portant - du prétoire. Canard WC

Artois Le débat Caribsixci, un débat quasi religieux

Les Artésiens n’ont pas froid aux yeux et face aux problèmes récurrents dont souffre leur conseil ducal, ils ont décidé de prendre Aristote par les sentiments. Ainsi, une question d’intérêt général a été soulevée sur la place publique :

« Comment se débarrasser des boulets au conseil comtal? »
 
La question soulevée serait la conséquence de nombreuses incapacités de la part des différents conseillers qui se succèdent au conseil à accomplir leurs charges comtales.
 
Ainsi, Reingninblood, également banni du Comté après un long procès pour haute trahison, accusait l’impossibilité d’empêcher un « incapable », (il faut comprendre « citoyen»), de prendre un poste de conseiller, « permettant [ainsi] à certains idiots [que nous ne nommerons pas, par pudeur] de continuer à polluer les salles d’Arras. »
 
Toujours selon Reigninblood, les « Artésiens sont des imbéciles finis, votant non pas pour les gens les plus compétents mais pour les plus alcooliques qui passeront du temps en taverne, […] »
 
La solution proposée par les défenseurs de l’intelligence artésienne, serait de ne valider que les postulants ayant reçu le sacrement de baptême. Ainsi, nous comprenons qu’en Artois, les baptisés sont des citoyens moins cons que les autres.
A la bonne heure ! Cela devrait satisfaire l’église qui doit déjà se réjouir à l’idée d’augmenter son taux de fidèles. A quand le retour du système des indulgences ? Après tout, le bonheur des uns se doit d’être partagé par tous ! Octopuss

Pair et manque La nuit du retour du fils de la vengeance : perplexité à Rome et à Paris

Comment une simple annonce peut elle mettre en émoi jusqu'aux fondements du pouvoir temporel et spirituel ?

L'annonce d'un éventuel retour aux affaires du Marquis Urbs de Dreux a été l'occasion d'une intense activité en sous main dans les salons feutrés du pouvoir.
Annoncé mort il y a plusieurs mois, le Pair Urbs a fait plusieurs démarches plus ou moins officieuses de sa part et de celle de nombreuses autres têtes couronnées et parfois pensantes, voire chauves et cardinalices, dans le but étrange de se faire valider le fait qu'il est en vie, qu'il est mort, qu'il n'est pas mort mais enterré, qu'il aurait miueux valu l'enterrer avant de le tuer ... 
Alors que tout le monde pensait  le brave homme mort et enterré, permettant également d'uniformiser un peu plus la coloration politique de la pairie , vlatipas que le gonze se ramène et commence à parler d'un éventuel retour aux affaires. Quel culot !

Quel choc pour ces têtes couronnées ! Après des mois de savantes combinaziones, alliant mariages et divorces, transferts de charges et titres de propriétés, bâtardises diverses et avariées, voilà qu'une nouvelle marionnette sans fils se promène libre à Paris. Quelle panique ! La Curie s'est trouvée assaillie, certain cardinal normandochampenois se laissant rappeler ses vieux réflexes de rendre service a tout prix, les théologiens bien embrennés de ne pouvoir trouver la faille, les archivistes romains incapables de sortir le moindre vélin attestant de la qualité de défunt du brave marquis, ce qui contrarie d'autant plus les adeptes du règlement de leurs problèmes par leurs cléricaux larbins sous couvert de sorcellerie.

Quel spectacle de voir subitement ceux qui comptent se passionner pour le droit canon et se rappeler leur attachement indéfectible à une église toujours prête à rendre service contre un petit quelque chose, un sourire, une caresse, une délicate attention, une terre, un beau blason, un petit ordre reconnu, du foie de phookaiste pour les fêtes... Mais que fait la maison ecclésiastique du Roy et sa clique de grands aumoniers, amor spinoziste et primus averroiste incapable de trouver la moindre gousse d'ail , clouer une chauve souris à une porte ou péter un singe pour régler le problème?

Et tout cela pour ? Eh bien, on se le demande. Urbs est il un imposteur, un revenant, un macchabbée ? Au vu de la capacité de chacune des catégories à parcourir les allées du pouvoir, on se dirait qu'importe ! tant que le spectacle est bon. Mais sans le canard pour vous en entretenir, qui le ferait ? Demandons toute la lumière sur cette affaire, faisons en une nouvelle pièce de théatre, ça nous changera de la pauvreté du spectacle actuel !

Pour finir, à la veille de ce que les obscurantistes barbus et sales adorateurs de la nature nous présentait comme la nuit du retour des morts parmi les vivants, un bon conseil pour tous nos politiciens. L'opposant, celui qui dérange, il convient non seulement de le faire quitter les allées du pouvoir mais aussi de le soulager de divers droits et privilèges, comme celui de respirer, avoir ses membres, sa tête et le reste rassemblés au même endroit. Pourquoi croyez vous que l'église éparpille les reliques des saints ? Canardalabiere

Bourgogne La Bourgogne en pleine confusion de Foi.

La Bourgogne s'était éveillée en pleine incertitude au petit matin du 19 octobre, après la prise du Château ducal par un groupe de brigands très entraînés, parmi lesquels nombre d'avérroïstes. Les bourguignons bigots s'affolèrent immédiatement de cette atteinte intolérable à la docte Foi aristotélicienne.

Menée par une dénommée Marion du Faouët, la révolte ne dura cependant que quelques jours, quelques jours qui suffirent à l'effondrement des mines, laissées sans entretien.

Enfin, une armée loyaliste, issue de renforts venus de la Bourgogne entière et des Duchés voisins, menée par le Duc Morkail de Hautefond, s'empara du pouvoir le 23 octobre, alors même que les brigands se réfugiaient dans la Mairie de la capitale, prise d'assaut dans la nuit.

Enfin, dernier acte de cet impressionnant remue ménage, le Duc Morkail chassa les brigands de la Mairie dijonnaise le 25 octobre.

Ainsi, chaque jour ou presque apporte une nouvelle ou un rebondissement, alors même que des armées fidèles à Aristote convergent vers la Bourgogne en criant « Sus aux avérroïstes », afin de défendre la Vraie Foi et le pouvoir loyaliste. Arriveront-elles avant la fin des batailles?

Aujourd'hui, la plupart des brigands sont mis en procès, mais qui peut dire si demain ne verra pas un nouveau retournement de situation? Saturnin

Tronche vie Le ramponneau pour les nuls 

 Alors que d’aucuns pensent que le jeu est mère de tous les vices, le canard déchaîné, à travers une étude sérieuse avec des experts expertisés, s’est penché sur la question existentielle qui occupe nos esprits et qui est de savoir si l’oisiveté rend abruti ou si c’est le jeu qui rend enrichissant ?

 Il vaut donc mieux jouer que ne rien faire ! Et comme il n'y a pas trente six jeux non plus, à part se mettre au cerceau, il nous reste ce nouveau divertissement apporté par la bonté divine : le ramponneau !

 Jeu qui se joue avec des cartes, il a été fort astucieusement et  habillement appelé..............jeu de carte! Le principe, très simple, consiste à former une suite croissante du 2 à l'as, en terme de valeur uniquement. La subtilité, elle, consiste à « voler » l’argent de son voisin, donc à lui en faire débourser, le plus sournoisement possible.

 Les règles sont simples : avec vos deux cartes vous devez former la meilleure main possible. Celui qui au final a la meilleure main remporte le pot, pas aux roses mais en or sonnant et trébuchant.

Comment aborder le thème du ramponneau sans aborder l’aspect psychologique? Car le ramponneau est avant tout un divertissement de l’esprit. Ce n’est pas le tout d’avoir un carré d’as, encore faut-il que certains suivent pour remporter et savourer ainsi pleinement sa victoire. Tout grand joueur de ramponneau sait que le jeu qu’il a en mains n’est qu’une partie de ses atouts. Tachons de découvrir l’intimité d’un joueur et d'en tirer bon enseignement.

Pour cela, nous avons donc observé et questionné un grand joueur de Ramponneau s’il en est, Patriiiiiiiick, chose difficile, les joueurs cultivant souvent le mystère.

Le canard : Patriiiiiiiick, vous êtes un grand nom du Ramponneau, parlez nous de votre ascension.

Patriiiiiiiick : Bah une fois j’ai gagné.

Le canard : Oui et donc..... heu........ quel est votre secret ?

Patriiiiiiiick : Je pense qu’il est préférable de beaucoup miser dès le début avec une paire valable en mains, en espérant ne pas aller jusqu’au flop et virer les vilains qui pourraient avoir une saloperie d’as ou un truc du genre.

Le canard : Oui certes, mais encore ?

Patriiiiiiiick : Bah avec une quinte fluch faut y aller…

Le canard : Non mais vous, par exemple, vous bluffez beaucoup ?

Patriiiiiiiick : Selon moi le bluff consiste plutôt à faire croire à un adversaire qu’on a une main supérieure à la sienne même lorsque ce n'est pas le cas.

Le canard : Non!! Oui c’est bien mais, vous n'avez pas quelque chose de plus tangible ?

Patriiiiiiiick : Si, une autre chose est importante, c’est votre jeu et sa valeur aux différents stades.

Le canard : Bon je crois qu’on a bien avancé, on est allé en profondeur tout en survolant le sujet et on commence vraiment à y voir plus clair. Un dernier mot Patriiiiiick ?

Patriiiiiiiick : Oui je tiens à dire que ces conseils ne sont bien sûr valables que dans une certaine mesure et qu’ils ne sont pas garantis. Mais, en vous remerciant, ça vous fera quand même 35 écus.

Voilà vous l’aurez vu, ce reportage au cœur même du milieu du ramponneau est un succès, je crois que nous avons su mettre à jour bien des facettes. Merci Patriiiiiick.

Patriiiiiiiick : Non, mais je bluffais moi, j’y connais rien au ramponneau !! Dark Coin Coin Vador

Conseil du mois

Vous avez une gueule de bois ? Vous avez trop bu ?

Et bien recommencez ! Il n'y a rien de mieux pour faire passer une gueule de bois que de s'ennivrer à nouveau.

Rubrique sans thé

L’hiver approche, le rhume fait son apparition et la pandémie est aux portes de nos villes.

Conseil de notre médecin attitré, le Dr. Clovis Huggentobler:

Vous avez des écoulements nasaux, vous éternuez à longueur de journée ? La gorge vous pique et vous avez des vapeurs ?

Après vous être bien assurés que ces symptômes sont bien la conséquence d’un refroidissement, les conseils avisés du docteur Huggentobler sont les suivants :

 Soyez prévoyants  et  sortez couverts. Je vouspréconise l'utilisation de petites mouchoirs en tissu, à brûler ou à jeter loin de vous après utilisation.

Et n'oubliez pas : un rhume bien soigné dure 7 jours sinon, il dure..une semaine !

Météo : Demain, il fera beau partout. Sauf à Alençon.

Languedoc Il ne faut pas prendre les enfants d'Aristote pour des canards sauvages

Le pape Nicolas V revenu parmi les siens! Jeudi 25 octobre, sa sainteté s’exprimait en ces termes sur la place publique : «Voici quelques mois maintenant une petite troupe de lâches, de traîtres, de cardinaux prétentieux, hautains, sous un contrôle satanique ont tenté de m’assassiner dans mon dos afin de mettre à ma place, quand je serais mort un Pape hétérodoxe qui est lui-même lié à ma tentative d’assassinat.»

C’est ainsi, qu’afin de se prémunir d’un «papicide», il confessa en place publique, qu’il avait eu la bienveillante intelligence de «recruter» un sosie qui endossa l’assassinat à sa place (espérons qu’il fut bien rémunéré, les bonnes loges au paradis étant parfois fort chères), laissant ainsi le souverain pontife s’enfuir loin du danger tel le Prophète Jonas devant les ninivites.

Le mal aurait donc encore frappé au coeur de la cité éternelle. On ne sait encore s’il s’agit de Lucifer, Belzébuth, le malin, Satan ou de Antéchrist, mais celui qui se dit mort sans être mort, qui aurait été tué «dans [son] dos», nous informe d’un papicide en dévoilant pourtant les noms de tous ses meurtriers, accusant même le roi et l’empereur germanique d'avoir couvert l'intronisation de son successeur.

Peu après que les paroles du saint-homme furent prononcées, la région fut en proie à une violente tempête. Il y eut des coups de tonnerre terrifiants, des éclairs jaillirent et de sombres nuages noirs obscurcirent le ciel. Un déluge digne de l’apocalypse s'abattit sur la région et un miracle apparut au sein des nuées:

Feu le pape Nicolas V se matérialisa dans une lumière éblouissante. Revenu d’entre les morts tel le messie, Nicolas V (celui qui est mort, donc) revenait parmi les siens afin de confondre l'infâme usurpateur.

Pour reconnaître le vrai du faux, les croyants ont donc le choix entre une apparition miraculeuse à point nommé et un prétendant de chair et d'os, tellement imprégné du dogme aristotélicien qu'il accuse les cardinaux de vouloir «devenir Calife à la place du Calife», expression très peu usitée dans les rues de Rome!

Après tout, ne dit-on pas que les voix du seigneur sont impénétrables ? Fort heureusement, bien mal acquis ne profite jamais ! Saturnin

Le canard déchainé, un journal sauvage (c) 1455
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